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Doug Ford lance son opération séduction depuis son fief

Le chef du Pati PC Doug Ford lors de son rassemblement ce lundi 19 mars à Etobicoke. Crédit image : Jean-François Morissette

ETOBICOKE – Dans un discours d’une dizaine de minutes, Doug Ford a voulu démontrer l’unité du Parti progressiste-conservateur (Parti PC) de l’Ontario lors de son premier rassemblement «unificateur». Un meeting dont l’intérêt reposait plus sur la présence de ses trois anciennes adversaires que dans le contenu des discours qui s’y sont tenus.

JEAN-FRANÇOIS MORISSETTE
jmorissette@tfo.org | @JFMorissette72

ROZENN NICOLLE
rnicolle@tfo.org | @Rozenn_TFO

Ni grande déclaration, ni long monologue: la prise de parole de Doug Ford ce lundi 19 mars à Etobicoke, bastion de la Ford Nation, n’aura pas été le théâtre d’annonce majeure pour la campagne du nouveau chef du Parti PC.

Comme annoncé, sa principale ancienne rivale dans la course à la chefferie, Christine Elliott, était présente, de même que ses deux autres adversaires, Caroline Mulroney et Tanya Granic Allen. Mme Elliott n’a cependant pas pris la parole pour présenter le nouveau leader, comme l’avait annoncé la communication du parti.

Arrivé en grande pompe sur la chanson The Eye of a Tiger, Doug Ford a martelé son désir de «se débarrasser de Kathleen Wynne» et sa promesse d’une «prospérité que cette province n’a jamais connue».

«Il ne s’agit pas d’être bleu ou rouge, de voter libéral ou NPD, il s’agit de changer la province et de la remettre en marche», a-t-il lancé sous les applaudissements.


«Je suis là pour vous, je suis là pour les gens, pour m’assurer que tout le monde a accès à un travail stable» – Doug Ford


Fidèle aux discours de la Ford Nation, M. Ford s’est présenté comme le défenseur des «payeurs de taxes» et le candidat voulant mettre fin à un gouvernement dépensier.

 

Les francophones n’ont rien à craindre, martèle Simard

Amanda Simard, candidate du Parti PC dans Glengarry-Prescott-Russell, ne croit pas que les francophones ont à craindre la présence de Doug Ford à la tête de la province.

«Les Franco-Ontariens doivent nous faire confiance. Si les sondages se confirment et que l’on se retrouve avec un gouvernement conservateur majoritaire, il faut élire le maximum de candidats francophones», insiste-t-elle en entrevue à #ONfr.


«Il n’y a pas de preuve pour le moment que les Franco-Ontariens ont des craintes à avoir avec Doug Ford» – Amanda Simard


Elle assure que peu importe qui est le chef, elle sera la voix forte des francophones autour de la table, si elle est élue en juin.

Selon elle, le message de M. Ford résonnera auprès des électeurs de toutes les formations politiques.

«Les gens sont toujours tannés de Kathleen Wynne, ça ne change pas, même si nous avons un nouveau chef», lance-t-elle.

 

En avance dans les sondages

Un récent sondage de la firme Campaign Research, 43 % des Ontariens sont prêts à accorder leur confiance à Doug Ford comme premier ministre, alors que seulement 27 % choisiraient Kathleen Wynne, si une élection devait avoir lieu aujourd’hui.

Selon le même sondage, 23 % des Ontariens ont indiqué qu’ils préféraient élire un gouvernement néo-démocrate.

 


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Des francophones inquiets par la victoire de Doug Ford

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Rozenn Nicolle
rnicolle@tfo.org

Originaire de France, Rozenn est titulaire d’un baccalauréat en journalisme et d’une maîtrise en études internationales. Passionnée d’information et de photographie, elle a fait ses armes dans les médias nationaux français avant de couvrir l’actualité de la communauté française des États-Unis depuis New-York pour France-Amérique, et ensuite du Québec pour l’Outarde Libérée, dont elle est aussi la co-fondatrice. Par après, elle a couvert la politique congolaise à Kinshasa avant de déménager à Toronto pour être vidéoreporter à MétéoMédia. Rozenn cumule plus de dix années d’expérience en journalisme et a rejoint le Groupe Médias TFO en 2018.