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Laurentienne : « On est là pour soutenir la communauté francophone », affirme Haché

Temps de lecture : 3 minutes

SUDBURY – Alors que la communauté francophone demande le transfert de ses programmes en français à l’Université de Sudbury, le recteur de La Laurentienne Robert Haché esquive le débat. Dans un communiqué, il affirme que « La Laurentienne a pleinement l’intention de continuer à servir » la communauté francophone dans les prochaines années.

M. Haché indique être « particulièrement fier que plus de 2 000 étudiants de premier cycle soient inscrits aux nombreux programmes de langue française ».

« La Laurentienne a pleinement l’intention de continuer à servir la population francophone pendant de nombreuses années encore, en soutenant la prochaine génération de jeunes leaders francophones dont nos communautés ont besoin et qu’elles méritent d’avoir, et en travaillant sans relâche avec ses partenaires communautaires. »

Le communiqué soutient que l’institution veut continuer « sa fière tradition d’offrir une éducation postsecondaire de grande qualité aux communautés francophones de Sudbury, dans le Nord de l’Ontario, et partout dans le monde ».

Dans cette déclaration, il souligne que son institution partagera avec l’Assemblée de la Francophonie de l’Ontario (AFO) « toute initiative de restructuration ou de fiabilisation financières qui pourrait avoir une incidence sur le statut ou l’utilisation de la langue française à la Laurentienne ». Il faut rappeler que l’AFO, qui demande le transfert de programmes à l’Université de Sudbury, a obtenu l’accord du juge pour notamment surveiller le caractère francophone dans le cadre du processus de restructuration.

Le recteur clarifie aussi la façon qui a mené au choix de couper 28 programmes en français. Ce dernier précise « qu’une attention particulière a été accordée aux programmes de langue française de l’Université Laurentienne » dans le cadre de La Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).

« Par exemple, le ratio étudiants-crédits requis pour les programmes de langue française a été fixé à un niveau inférieur à celui exigé pour les programmes de langue anglaise, et nous avons tenu compte des programmes menant à des diplômes en vertu de la Loi sur les services en français, ce qui est important pour respecter notre engagement au titre de l’éducation francophone. »

Fin de la fédération

Cette déclaration du recteur survient un jour après que la Cour a autorisé la fin de la fédération en plus de prolonger le processus de restructuration jusqu’à la fin août. Robert Haché indique qu’il n’existait pas d’autres issues pour La Laurentienne arguant que la fin de l’entente permettra de sauver 7,7 millions de dollars.

« La Laurentienne respecte l’héritage historique de chacune des universités fédérées et continuera de le faire à l’avenir, mais il était nécessaire de mettre fin à la relation contractuelle et aux ententes de financement pour assurer la survie de la Laurentienne. »

Du côté de l’Université de Sudbury, on s’est dit « extrêmement déçue par cette décision », mais on attend plus de détails avant de bouger.

« Nous attendons les motifs de la décision pour déterminer les prochaines étapes de ce processus et communiquerons toutes les mises à jour qui pourraient être nécessaires », a expliqué le recteur John Meehan.

Le recteur de l’Université de Sudbury John Meehan. Crédit : Gracieuseté

L’Université Thorneloe a déjà annoncé son intention de porter la décision en appel affirmant que la fin de la collaboration entre les différentes instances forcerait la fermeture de son établissement.

Sage-femme pas rentable, selon Haché

Concernant le programme de sage-femme, dont la résiliation avait suscité beaucoup de colère dans la communauté, l’établissement sudburois explique que la subvention gouvernementale d’un peu plus d’un million de dollars ne suffisait pas « à couvrir les coûts financiers associés à l’exécution de ces programmes ».

« La formation de sage-femme est un programme coûteux (par rapport aux autres programmes), qui est plafonné à 30 élèves (pour l’ensemble des programmes en français et en anglais), de sorte qu’il n’est plus possible pour l’Université Laurentienne de subventionner le fonctionnement de ce programme », soutient M. Haché.

Ce dernier ajoute que le transfert des dossiers des étudiants à Ryerson et McMaster, comme annoncé par la province vendredi, sera facilité par l’université. Pour les francophones, le recteur laisse entendre que des tutoriels en français seront offerts pour les étudiantes.

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