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L’Association des municipalités francophones de l’Ontario n’est plus présidée par un maire

Temps de lecture : 3 minutes

OTTAWA – L’ex-mairesse de Moonbeam, Nicole Fortier Levesque, pourra terminer son mandat de présidente de l’Association des municipalités francophones (AFMO) qui prendra fin en 2023. Une résolution visant à lui permettre de continuer de siéger à la présidence a été adoptée à l’unanimité lors de l’assemblée générale annuelle, mardi soir.

D’exclue du conseil d’administration de l’AFMO, Nicole Fortier Levesque en redevient la présidente jusqu’à la fin de son mandat se terminant en novembre prochain ou lors de la prochaine assemblée générale annuelle.

« Je vais tout faire pour bien vous représenter et faire en sorte que l’AFMO aille encore mieux dans l’année à venir », lance-t-elle suite à sa reconduction.

C’est la première fois que le fauteuil de président est occupé par quelqu’un qui n’est pas maire.

Une proposition d’ajout aux règlements administratifs a été recommandée par le conseil d’administration lors de cette 33e assemblée qui s’est tenue en ligne et a réuni une quinzaine de personnes.

La résolution fut présentée ainsi  : « Si une présidence cesse d’être éligible, la personne en poste est autorisée à terminer son mandat. »

« Elle le mérite, Nicole est une personne très impliquée dans la communauté », confie Mélanie Breton, conseillère de la Ville de Kapuskasing, qui s’est également vu élire comme membre du conseil d’administration de l’AFMO mardi soir.

Elle remplace donc le maire de Hearst, Roger Sigouin, qui a assuré l’intérim depuis le 15 novembre, après la défaite de la mairesse de Moonbeam aux dernières élections municipales.

Diminution du nombre de membres

Soulevé lors de la lecture des états financiers, le nombre de membres à l’AFMO a chuté ce qui se répercute sur les cotisations annuelles, passant de 63 130 à 46 706 $.

Après avoir souffert d’un déficit de 78 000 $ en 2020, l’AFMO se redresse depuis affichant un surplus de près de 42 000 $.

« Nous avons moins de membres que par le passé et on doit corriger ça », explique Jean Cloutier, vice-président de l’AFMO et ex-conseiller de la Ville d’Ottawa.

« Grâce au travail de Nicole, on a gagné quatre ou cinq municipalités membres, donc on est pas très loin des chiffres de 2020-2021 » ajoute, de son côté, Marc Gagnon, trésorier de l’AFMO, qui reste optimiste quant aux gains potentiels pour l’année fiscale en cours se terminant en mars 2022.

« On a plus aucun employé depuis 2020 », explique quant à elle, Mme Fortier Levesque, pour justifier la situation de l’organisme tout en précisant que la pandémie a eu un impact négatif sur le recrutement de membres.

Une nouvelle ère ?

« L’AFMO est encore vivante et elle va l’être de plus en plus dans les prochaines années », annonce Mme Fortier Levesque qui évoque un plan d’action stratégique sur plusieurs années pour redynamiser l’organisme.

Celle qui parle d’une relance complète pour l’AFMO se dit également enthousiaste à l’idée de recruter davantage de membres comme Sault-Sainte-Marie, qui a élu un maire francophone pour la première fois depuis la déclaration d’unilinguisme de la ville en 1990.

« Je m’engage à aller chercher la Ville de Toronto », promet Nicole Fortier Levesque concernant le poste vacant de la Ville reine à pourvoir au conseil d’administration. La Ville reine avait rejoint à nouveau l’AFMO en 2021 après l’avoir quitté en 2018 en raison de la réduction de la taille du conseil municipal imposée par le gouvernement provincial.

Michelle Boileau, mairesse de Timmins mais absente de la séance, Trevor Stewart, conseiller de Clarence-Rockland ainsi que Marc Gagnon ont tous été élus en tant que membres du nouveau conseil d’administration.

Par ailleurs, un mot a été présenté en début de séance pour rendre hommage à Gisèle Lalonde, disparue en juillet et dont la contribution à l’AFMO fut considérable au moment de la création de l’organisme.

Nicole Fortier Levesque s’était inclinée contre son adversaire, l’ex-candidat conservateur Éric Côté lors des élections municipales le 24 octobre dernier.

Elle n’avait pas réussi non plus à se faire élire, seulement quelques jours plus tard, à la tête de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) face à son unique adversaire, Fabien Hébert.

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